La Commune

Découvrez Ramecourt, village du Pas-de-Calais, son histoire et ses élus.

Présentation de Ramecourt

Bienvenue à Ramecourt

Ramecourt est une commune du Pas-de-Calais, située en région Hauts-de-France, au cœur du Ternois. Aux portes de Saint-Pol-sur-Ternoise, le village bénéficie de la proximité des commerces, des services et des équipements du bassin saint-polois, tout en préservant un cadre de vie paisible et rural.

La commune appartient à l’arrondissement d’Arras, au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise et à la Communauté de communes du Ternois.

Vue aérienne de la mairie de Ramecourt depuis le parc communal
La mairie de Ramecourt vue depuis le parc communal. Photo drone : Commune de Ramecourt, juin 2026.

Un village entre vallée et plateaux

Le territoire communal s’étend sur un peu plus de 8 km². Autour du cœur du village se succèdent terres cultivées, prairies, haies et petits bois. Le relief doux ouvre de belles perspectives sur la campagne environnante. Le ruisseau de Ramecourt accompagne ce paysage et rappelle la place de l’eau dans le vallon.

Ce cadre naturel et agricole contribue fortement à l’identité de la commune : une campagne vivante, façonnée par les saisons, les cultures et le travail de celles et ceux qui l’entretiennent.

Une commune à taille humaine

Ramecourt compte 349 habitants selon le recensement de 2023, chiffre en vigueur en 2026. Avec une densité d’environ 43 habitants par km², le village offre un environnement où la proximité et les échanges du quotidien occupent une place importante.

Une vie locale tournée vers la proximité

La vie communale repose sur l’action de la mairie, les initiatives locales, les rendez-vous qui rythment l’année et les liens entretenus avec les communes voisines. Agriculture, activités économiques et services de proximité participent ensemble au dynamisme du village.

Ce site permet à chacun de retrouver les informations pratiques, les actualités et les projets qui concernent la commune.

Pour aller plus loin : derrière le visage actuel de Ramecourt se cache une histoire ancienne et parfois méconnue. Découvrez-la dans la rubrique Histoire et patrimoine.

Histoire et patrimoine

À première vue, Ramecourt est un village discret du Ternois. Pourtant, les archives racontent près de huit siècles d’histoire : des seigneurs médiévaux, un château, un académicien passionné par l’Artois, une cloche du XVIIIe siècle et une sépulture qui conserve encore une part de mystère.

Cette présentation s’appuie sur les documents actuellement retrouvés. Certaines questions restent ouvertes et de nouvelles découvertes pourront encore enrichir l’histoire du village.

Des origines médiévales

La documentation retrouvée permet de suivre la seigneurie de Ramecourt à partir de 1221, lorsque Adam Quiéret est cité comme sire de Ramecourt. Cette date ne marque pas la naissance du village, certainement plus ancienne, mais elle constitue un premier repère écrit solide.

Au fil des siècles, la seigneurie change plusieurs fois de mains. Elle appartient notamment à Antoine d’Ongnies en 1475, puis passe aux familles de Bours, du Bietz, de Nédonchel et de Belleforière, au gré des mariages et des successions.

En 1678, elle est vendue à Charles-Ignace Le Gay, chanoine d’Arras. Elle passe ensuite à Pierre Le Gay, puis à son fils Pierre-François.

Pierre-François Le Gay de Ramecourt

Né à Arras en 1690, Pierre-François Le Gay de Ramecourt est secrétaire du roi à la chancellerie du Conseil d’Artois. En 1737, il participe à la fondation de l’Académie d’Arras.

Il s’intéresse à l’histoire et à la géographie de l’Artois. Ses travaux portent notamment sur les Atrébates et les Morins, les peuples anciens de la région, ainsi que sur plusieurs épisodes de l’histoire locale.

Pierre-François meurt dans son château de Ramecourt le 25 avril 1754, à l’âge de 65 ans. L’acte paroissial indique qu’il est inhumé le lendemain dans le chœur de l’église, « côté de l’Évangile ».

Sa fille avait épousé, au château de Ramecourt en 1753, François-Joseph-Henri de Servins d’Héricourt. En l’absence de descendance directe, le domaine passe ensuite, vers 1783, à la famille Dambrines, dont le nom restera durablement associé au village.

Le château et son ancien parc

Le château est formellement attesté au XVIIIe siècle par les événements familiaux qui s’y déroulent, notamment le mariage de 1753 et le décès de Pierre-François Le Gay en 1754. Il constitue alors le centre du domaine seigneurial.

L’ancien parc du château est recensé par l’Inventaire général du patrimoine culturel. La notice du ministère de la Culture indique qu’en 1989, il était transformé en prairies. Même profondément modifié, cet espace appartient toujours au paysage historique de Ramecourt.

L’église Saint-Léger et ses objets remarquables

Église Saint-Léger de Ramecourt et son cimetière
L’église Saint-Léger, au cœur de Ramecourt. Photo : Thadée Szalamacha / Wiki Pas-de-Calais / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0.

Nous savons qu’une église existait déjà à Ramecourt en 1754, puisque Pierre-François Le Gay y fut inhumé. Le cadastre de 1835 représente également une église au milieu de son enclos funéraire, au même emplacement général que l’église et le cimetière actuels. Ce plan ne permet toutefois pas de déterminer si l’édifice antérieur a été conservé, reconstruit exactement au même endroit ou légèrement déplacé.

Détail du plan cadastral de Ramecourt en 1835 montrant le village et l’enclos de l’église
Le village et l’enclos de l’église sur le cadastre de 1835. Archives départementales du Pas-de-Calais, 3 P 686/11 — Licence Ouverte 2.0 (détail recadré). Le plan confirme le site en 1835, sans prouver à lui seul l’emprise exacte de l’édifice antérieur.

L’église Saint-Léger conserve plusieurs objets recensés par le ministère de la Culture. Le plus ancien témoin daté est sa cloche de 1783, protégée au titre des Monuments historiques depuis 1943. Son inscription conserve notamment les noms de Pierre-Claude-Joseph Dambrines de Ramecourt et de son épouse.

La base nationale du patrimoine recense aussi un Christ aux liens, deux statues de la Vierge à l’Enfant, deux chandeliers ainsi qu’une dalle funéraire dédiée à Louise-Joséphine Delevieilleuse et Louis-Désiré Dambrines de Ramecourt.

Une énigme sous l’église ?

L’acte de 1754 est formel : Pierre-François Le Gay de Ramecourt fut enterré dans le chœur, du côté de l’Évangile — traditionnellement le côté gauche ou nord du chœur.

Ses restes se trouvent-ils encore sous l’église Saint-Léger ou à proximité ? C’est possible, mais rien ne permet encore de l’affirmer. Si l’église actuelle a repris exactement l’ancien chœur, la sépulture pourrait avoir été conservée sous le sol. Si le bâtiment a été décalé, elle pourrait se situer dans une partie voisine du cimetière. À ce jour, aucune trace d’une exhumation n’a été retrouvée. Seul le dossier de reconstruction de l’église, ou une étude archéologique autorisée, pourrait résoudre cette énigme.

Une histoire encore à compléter

Les plans cadastraux, les registres paroissiaux, les objets de l’église et les souvenirs conservés dans les familles permettent peu à peu de reconstituer le passé de Ramecourt. Cette histoire est aussi celle des générations d’habitants qui ont cultivé le territoire, entretenu ses chemins et façonné le village actuel.

Photographies anciennes, cartes postales, actes familiaux ou témoignages peuvent encore compléter cette mémoire collective. Les habitants qui possèdent de tels documents peuvent se rapprocher de la mairie.

Sources principales

Le Conseil Municipal

Issu du scrutin du 15 mars 2026, le conseil municipal de Ramecourt compte 11 membres. Le maire et ses adjoints exercent leurs fonctions depuis le 20 mars 2026.

Composition du conseil municipal

Élu(e)Fonction
Sylvain PRUVOSTMaire de Ramecourt
Cécile KOKOCINSKI1re adjointe au maire
Christian ROUSSEL2e adjoint au maire
Camille MULLER3e adjointe au maire
Francis PARENTConseiller municipal
Marie LAVIGNEConseillère municipale
Jérémy WAMBERGUEConseiller municipal
Pauline FLORYConseillère municipale
Cyril CARONConseiller municipal
Antoine BREUVARTConseiller municipal
Laurent TELLIERConseiller municipal

Composition issue des résultats du ministère de l’Intérieur et actualisée par la mairie à la suite de la démission de Sylvie DECROCK.